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{"id":1238,"date":"2022-03-29T11:10:27","date_gmt":"2022-03-29T09:10:27","guid":{"rendered":"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/?page_id=1238"},"modified":"2022-05-12T15:01:29","modified_gmt":"2022-05-12T13:01:29","slug":"mammiferes","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/","title":{"rendered":"Mammif\u00e8res"},"content":{"rendered":"\n<p>Le syst\u00e8me squelettique des mammif\u00e8res est divis\u00e9 en 3 parties&nbsp;; c\u00e9phalique, axiale et appendiculaire. Le <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/squelette-cephalique\/\">squelette c\u00e9phalique<\/a> est constitu\u00e9 d\u2019un neurocr\u00e2ne qui prot\u00e8ge l\u2019enc\u00e9phale et les organes sensorielles et un splanchnocr\u00e2ne qui entoure et soutient les cavit\u00e9s buccales et pharyngienne. Le squelette axial est constitu\u00e9 de la colonne vert\u00e9brale et des c\u00f4tes. Les os des membres et les ceintures sur lesquelles s\u2019articulent les membres constituent le squelette appendiculaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1. <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/squelette-cephalique\/\">Le squelette c\u00e9phalique<\/a> ou cr\u00e2nien<\/h2>\n\n\n\n<p>Le <strong>cr\u00e2ne<\/strong> des mammif\u00e8res est form\u00e9 d&rsquo;un plus petit nombre d&rsquo;os que chez les autres <strong>vert\u00e9br\u00e9s<\/strong>, et le <strong>maxillaire <\/strong>sup\u00e9rieur est toujours intimement soud\u00e9 aux autres os du cr\u00e2ne, notamment au temporal. Le cr\u00e2ne des mammif\u00e8res est caract\u00e9ris\u00e9 par l&rsquo;absence d&rsquo;un os carr\u00e9 s\u00e9par\u00e9, l&rsquo;absence d&rsquo;un parasph\u00e9no\u00efde, et l&rsquo;existence de deux condyles occipitaux. Il est \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9 par une fusion de certains os en des complexes osseux, comme l\u2019occipitale de nombreux mammif\u00e8res (cheval, carnivores, Primates) qui r\u00e9sulte de la fusion autour du foramen magnum du basi-occipital, du supra-occipital et des deux lat\u00e9raux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mammif\u00e8res poss\u00e8dent un cr\u00e2ne bien d\u00e9velopp\u00e9 de type <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/crane\/synapside\/\">synapside<\/a> ; une seule fosse temporale en arri\u00e8re de l\u2019orbite. Chez les mammif\u00e8res, les fosses orbitaires acqui\u00e8rent les parois osseuses les plus compl\u00e8tes, les fosses nasales atteignent le maximum de leur d\u00e9veloppement, la cavit\u00e9 buccale est le plus fortement organis\u00e9e comme instrument pr\u00e9henseur, et l\u2019appareil de l\u2019audition s\u2019enfoncent plus profond\u00e9ment dans les parois lat\u00e9rales du cr\u00e2ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <strong>segment post\u00e9rieur<\/strong> du cr\u00e2ne, reli\u00e9 de la sorte \u00e0 la colonne vert\u00e9brale, est form\u00e9 chez l\u2019adulte par un unique os appel\u00e9 occipital, qui ressemble beaucoup \u00e0 une vert\u00e8bre rachidienne. La portion basilaire de l\u2019occipitale, se r\u00e9tr\u00e9cit ant\u00e9rieurement et s\u2019avance plus ou moins loin entre les portions lat\u00e9ro-inf\u00e9rieures du <strong>second segment cr\u00e2nien<\/strong>. Ce dernier se compose essentiellement des deux os pari\u00e9taux en dessus, des os temporaux et de leurs annexes sur les c\u00f4t\u00e9s, du sph\u00e9no\u00efde post\u00e9rieur et de ses d\u00e9pendances en dessous.<\/p>\n\n\n\n<p>Les pari\u00e9taux sont grands, se rencontrent sur la ligne m\u00e9diane avec une surface externe bomb\u00e9e. Lat\u00e9ralement, et au-dessous des pari\u00e9taux, le <strong>p\u00e9nulti\u00e8me segment<\/strong> cr\u00e2nien est constitu\u00e9 de chaque c\u00f4t\u00e9 par un groupe de quatre pi\u00e8ces principales qui se r\u00e9unissent entre elles de fa\u00e7on \u00e0 former un os en apparence unique, contenant les parties essentielles de l\u2019appareil auditif et d\u00e9sign\u00e9 sous le nom de temporale ; Ces pi\u00e8ces sont&nbsp;: le squamosal, le masto\u00efdien, le rocher, et le tympanique. La cavit\u00e9 tympanique, situ\u00e9e dans la pro fendeur du temporal, renferme une s\u00e9rie de petits osselets qui appartiennent \u00e0 l\u2019appareil auditif. Le squamosal est lame mince qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve presque verticalement pour aller s\u2019articuler avec le bord inf\u00e9rieur du pari\u00e9tal, et qui porte \u00e0 sa partie inf\u00e9rieure une apophyse dite zygomatique, ainsi qu\u2019une cavit\u00e9 destin\u00e9e \u00e0 l\u2019articulation de la m\u00e2choire inf\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>La portion lat\u00e9ro-inf\u00e9rieure et la portion basilaire de ce dernier segment cr\u00e2nien constituent avec les pi\u00e8ces adjacentes du segment frontale un os unique de forme tr\u00e8s complexe, sous le nom de sph\u00e9no\u00efde. Sa partie m\u00e9diane et basilaire, appel\u00e9e le corps du sph\u00e9no\u00efde, ressemble beaucoup au corps d\u2019une vert\u00e8bre ordinaire. La pi\u00e8ce basilaire du sph\u00e9no\u00efde porte, en dessus, deux paires de lames lat\u00e9rales appel\u00e9es ailes du sph\u00e9no\u00efde qui atteignent un d\u00e9veloppement consid\u00e9rable. Ces ailes du sph\u00e9no\u00efde s\u2019articulent avec les os pari\u00e9taux par leur bord sup\u00e9rieur et rejoignent les temporaux en arri\u00e8re pour compl\u00e9ter l\u2019anneau cr\u00e2nien. Le corps du sph\u00e9no\u00efde donne attache inf\u00e9rieurement \u00e0 une paire de pi\u00e8ces appel\u00e9es os pt\u00e9rygo\u00efdiens.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le <strong>segment cr\u00e2nien ant\u00e9rieure<\/strong>, la vo\u00fbte est form\u00e9e par les deux os frontaux qui sont tr\u00e8s similaires aux pari\u00e9taux, mais se confondent entre eux sur la ligne m\u00e9diane. En arri\u00e8re, ces os frontaux s\u2019articulent avec les pari\u00e9taux et avec le sph\u00e9no\u00efde&nbsp;; mais en avant du corps de celui-ci, il laisse un espace libre qui est rempli par l\u2019\u00e9thmo\u00efde.<\/p>\n\n\n\n<p>Les os de la face, associ\u00e9s \u00e0 ceux de la portion ant\u00e9rieure de la base du cr\u00e2ne, sont dispos\u00e9s de fa\u00e7on \u00e0 cloisonner plus ou moins compl\u00e8tement cinq fosses profondes, ouvertes par devant ou sur les c\u00f4t\u00e9s et plac\u00e9es \u00e0 trois \u00e9tages&nbsp;: \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieure, les deux fosses orbitaires&nbsp;; \u00e0 l\u2019\u00e9tage moyen, les deux fosses nasales&nbsp;; et \u00e0 l\u2019\u00e9tage inf\u00e9rieur la grande cavit\u00e9 buccale. Toutes ces cavit\u00e9s se communiquent entre elles.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e2choire sup\u00e9rieure est form\u00e9e par deux paires d\u2019os qui presque toujours se r\u00e9unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane et s\u00e9parent les fosses nasales de la cavit\u00e9 buccale. Les plus importantes sont les os maxillaires, qui sont pourvus en avant, chacun d\u2019une branche montante dont l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure s\u2019articule avec le bord facial de l\u2019os frontale. L\u2019espace compris entre ces deux branches montantes est occup\u00e9 sup\u00e9rieurement par les os nasaux. Inf\u00e9rieurement, cet espace est rempli par les deux os incisifs qui compl\u00e8tent en avant l\u2019arcade repr\u00e9sent\u00e9e par la m\u00e2choire sup\u00e9rieure, mais la portion moyenne de cette r\u00e9gion reste ouverte et constitue l\u2019entr\u00e9e des fosses nasales. En arri\u00e8re, les os maxillaires s\u2019articulent avec les os palatins, qui s\u2019unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane pour compl\u00e9ter la vo\u00fbte buccale, et s\u2019articulent d\u2019autre part avec les branches descendantes du sph\u00e9no\u00efde. La partie post\u00e9ro-externe des maxillaires s\u2019articule avec l\u2019os jugal, et celui-ci donne naissance \u00e0 une branche post\u00e9rieure qui s\u2019unit \u00e0 l\u2019apophyse zygomatique du temporale et forme avec elle l\u2019arcade zygomatique, au moyen de laquelle la m\u00e2choire s\u2019appuie sur la r\u00e9gion auriculaire du cr\u00e2ne.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les mammif\u00e8res, l\u2019articulation de la t\u00eate sur le rachis se fait au moyen d\u2019une paire de condyles occipitaux, qui sont situ\u00e9s lat\u00e9ralement sur le bord du grand trou occipital et qui sont re\u00e7u dans des cavit\u00e9s correspondantes de la premi\u00e8re vert\u00e8bre cervicale nomm\u00e9e atlas.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e2choire inf\u00e9rieure est articul\u00e9e directement avec le cr\u00e2ne, sans l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un os carr\u00e9 comme chez les <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/m\u00e9tazoaire\/lepidosauriens\/\">l\u00e9pidosauriens<\/a>, chez les <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/m\u00e9tazoaire\/batraciens\/\">batraciens<\/a>, chez les <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/m\u00e9tazoaire\/crocodiliens\/\">crocodiliens<\/a> ou chez les <a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/m\u00e9tazoaire\/oiseaux\/\">oiseaux<\/a>. Elle est form\u00e9e de deux branches sym\u00e9triques qui se soudent plus ou moins intimement avec l&rsquo;\u00e2ge en avant (<strong>symphyse <\/strong>du menton), est g\u00e9n\u00e9ralement muni d&rsquo;une branche montante formant avec la branche horizontale un angle plus ou moins ouvert ; cette branche montante se termine par une t\u00eate articulaire (condyle), qui s&rsquo;adapte \u00e0 une cavit\u00e9 correspondante de l&rsquo;os temporal. En avant de l&rsquo;angle, au niveau de la derni\u00e8re molaire, se trouve l&rsquo;<strong>apophyse <\/strong>corono\u00efde qui donne attache au muscle <strong>mass\u00e9ter<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>La forme du cr\u00e2ne, toujours plus ou moins arrondi en arri\u00e8re, est d\u00e9termin\u00e9e par la dimension du cerveau qui fait bomber les pari\u00e9taux qui le recouvrent ; en m\u00eame temps, chez certains mammif\u00e8res (ex. carnivores, primates), la r\u00e9gion cr\u00e2nienne tend de plus en plus \u00e0 se superposer \u00e0 la r\u00e9gion faciale, form\u00e9e par les os qui entourent les cavit\u00e9s nasale et buccale.<\/p>\n\n\n\n<p>La mani\u00e8re dont les dents sont ins\u00e9r\u00e9es dans les m\u00e2choires des mammif\u00e8res est caract\u00e9ristique : chez les l\u00e9zards (larcertid\u00e9s) et chez les crocodiliens, la racine est log\u00e9e dans une simple goutti\u00e8re, tandis que chez les mammif\u00e8res chaque dent poss\u00e8de son alv\u00e9ole s\u00e9par\u00e9. En outre, bien que certains l\u00e9zards, pr\u00e9sentent une dentition r\u00e9ellement h\u00e9t\u00e9rodonte (incisives, canines, molaires), ces dents n&rsquo;ont jamais plusieurs racines ni plus de deux pointes \u00e0 la couronne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">2. Le squelette axial<\/h2>\n\n\n\n<p>Celui-ci, comme chez les autres vert\u00e9br\u00e9s, est compos\u00e9 par : A. La colonne vert\u00e9brale. B. Les c\u00f4tes et le sternum.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">A. La colonne vert\u00e9brale<\/h3>\n\n\n\n<p>La colonne vert\u00e9brale est divis\u00e9e en cinq r\u00e9gions. La colonne <strong>cervicale<\/strong> soutient le cou et la t\u00eate et se compose g\u00e9n\u00e9ralement de sept vert\u00e8bres. Les vert\u00e8bres <strong>thoraciques<\/strong> constituent la colonne vert\u00e9brale dans le haut du dos et les os des c\u00f4tes en sortent. Il y a entre 12 et 15 vert\u00e8bres thoraciques dans le squelette de mammif\u00e8re. Les vert\u00e8bres <strong>lombaires<\/strong> constituent le reste de la colonne vert\u00e9brale dans le bas du dos. Il y a normalement quatre \u00e0 sept vert\u00e8bres lombaires. Les vert\u00e8bres <strong>sacr\u00e9es<\/strong>, g\u00e9n\u00e9ralement de trois \u00e0 cinq os, sont les os qui soutiennent la ceinture pelvienne et sont souvent fusionn\u00e9s. Le dernier de la colonne vert\u00e9brale est les vert\u00e8bres <strong>caudales<\/strong>. Ces petits os constituent la queue et ne contiennent pas la moelle \u00e9pini\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Les vert\u00e8bres sont r\u00e9unies par des disques cartilagineux \u00e9lastiques et non par des articulations comme chez les oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, de mani\u00e8re que les faces ant\u00e9rieures et post\u00e9rieurs des centres vert\u00e9braux sont planes ou un peu concaves. Les vert\u00e8bres du cou sont presque constamment au nombre de 7. La longueur du cou (girafe) est due \u00e0 l&rsquo;allongement des vert\u00e8bres et non au plus grand nombre de ces os comme chez les sauropsides.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>B. Les c\u00f4tes et le sternum.<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les c\u00f4tes sont le plus souvent au nombre de 13. Le sternum est form\u00e9 non d&rsquo;un seul os comme chez les Oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, mais d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;os distincts aplatis, r\u00e9unis ou soud\u00e9s par du cartilage, qui se s\u00e9parent et se d\u00e9truisent m\u00eame partiellement lors de la fossilisation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">3. Le squelette appendiculaire<\/h2>\n\n\n\n<p>Il est constitu\u00e9 du squelette des membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">A. Les membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs<\/h3>\n\n\n\n<p>Les membres des mammif\u00e8res ont le double r\u00f4le d&rsquo;assurer la marche et de supporter le corps qui ne s&rsquo;appuie plus sur le sol par l\u2019abdomen comme chez les crocodiles, tortues et l\u00e9zards ; ils sont \u00e9tablis sur le m\u00eame plan g\u00e9n\u00e9ral que ceux de tous les autres vert\u00e9br\u00e9s (<a href=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/membre-chiridien\/\">membres chiridiens<\/a>), avec quelques particularit\u00e9s que nous allons exposer bri\u00e8vement pour chaque esp\u00e8ce.<\/p>\n\n\n\n<p>Le membre ant\u00e9rieur est toujours form\u00e9 d&rsquo;un hum\u00e9rus, constituant le bras, d&rsquo;un radius et d&rsquo;une ulna ou cubitus (avant-bras), d&rsquo;un carpe (poignet) comprenant deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont le nombre est variable, d&rsquo;une main form\u00e9e par cinq m\u00e9tacarpiens qui se terminent par les doigts \u00e0 trois phalanges, sauf le pouce qui n&rsquo;en a que deux.<\/p>\n\n\n\n<p>Le membre post\u00e9rieur est form\u00e9 par le f\u00e9mur (cuisse), le tibia et la fibula ou p\u00e9ron\u00e9 (jambe) ; entre le f\u00e9mur et le tibia un os lenticulaire (rotule remplace l&rsquo;ol\u00e9crane ou extr\u00e9mit\u00e9 articulaire du cubitus (os correspondant du membre ant\u00e9rieur). Le tarse est form\u00e9 de deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont les plus d\u00e9velopp\u00e9s sont l&rsquo;astragale et le calcan\u00e9um ; il donne attache aux cinq m\u00e9tatarsiens et aux phalanges des orteils, dont le nombre et la disposition sont semblables \u00e0 ceux des doigts du membre ant\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>4. Le squelette zonal<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Il correspond au squelette de A. la ceinture scapulaire et de B. la ceinture pelvienne.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">A. La ceinture scapulaire (ou pectorale)<\/h3>\n\n\n\n<p>La ceinture scapulaire&nbsp;avec ses trois pi\u00e8ces, omoplate, clavicule et coraco\u00efde et qui donne attache au membre ant\u00e9rieur, n&rsquo;existe compl\u00e8te que chez les monotr\u00e8mes. Chez tous les autres mammif\u00e8res les coraco\u00efdes disparaissent et ne se pr\u00e9sentent plus que comme une simple apophyse de l\u2019omoplate ; la ceinture n&rsquo;est plus compos\u00e9e que de l&rsquo;omoplate et de la clavicule et souvent m\u00eame de l&rsquo;omoplate seule. Les clavicules sont bien d\u00e9velopp\u00e9es chez les mammif\u00e8res qui ex\u00e9cutent des mouvements complexes, c&rsquo;est-\u00e0-dire chez ceux qui grimpent, qui volent ou qui fouissent, parce que leurs membres ont naturellement besoin d&rsquo;\u00eatre solidement fix\u00e9s \u00e0 la colonne vert\u00e9brale. Il en est ainsi chez les chauves-souris (chiropt\u00e8res), les rongeurs, beaucoup de carnivores, les primates. Chez les mammif\u00e8res dont les membres n&rsquo;ex\u00e9cutent gu\u00e8re que des mouvements d&rsquo;oscillations analogues \u00e0 ceux du pendule, comme ceux qui se produisent dans la marche, la course et la natation, les clavicules disparaissent m\u00eame compl\u00e8tement. La ceinture ne comprend plus alors que les omoplates. C&rsquo;est ce qui se passe chez les ongul\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">B. La ceinture pelvienne<\/h3>\n\n\n\n<p>La ceinture pelvienne ou bassin donne attache aux membres post\u00e9rieurs. Elle est toujours ferm\u00e9e en avant et constitu\u00e9e de deux moiti\u00e9s sym\u00e9triques ; les trois pi\u00e8ces de chaque moiti\u00e9 (ilion, pubis et ischion) sont toujours intimement soud\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 former un seul os tr\u00e8s solide, l&rsquo;iliaque, capable de supporter la partie mobile du membre. Chez les marsupiaux (comme le koala) le bassin porte \u00e0 sa partie ant\u00e9rieure deux longs prolongements fix\u00e9s sur les pubis, les os marsupiaux, qui se dirigent obliquement en avant et soutiennent la poche marsupiale dans laquelle les petits passent la premi\u00e8re partie de leur existence, suspendus aux mamelles de la m\u00e8re. Ils existent aussi chez les m\u00e2les, qui sont cependant d\u00e9pourvus de poche marsupiale.<\/p>\n\n\n\n<p>Sources&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Jean-Pierre Gasc. Histoire naturelle de la t\u00eate : le\u00e7on d&rsquo;anatomie compar\u00e9e. Edit\u00e9 par <a href=\"https:\/\/mediatheque.ville-bourges.fr\/JEUNESSE\/search.aspx?SC=DEFAULT&amp;QUERY=Publisher_idx%3A\">Vuibert. Paris<\/a>, 2004. 165 p.<\/p><\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\"><p>Robert Barone. Anatomie compar\u00e9e des mammif\u00e8res domestiques &#8211; Tome 1, Ost\u00e9ologie 5e \u00c9dition. Edit\u00e9 par BARONE, 2020. 762 P.<\/p><\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le syst\u00e8me squelettique des mammif\u00e8res est divis\u00e9 en 3 parties&nbsp;; c\u00e9phalique, axiale et appendiculaire. Le squelette c\u00e9phalique est constitu\u00e9 d\u2019un neurocr\u00e2ne qui prot\u00e8ge l\u2019enc\u00e9phale et les organes sensorielles et un splanchnocr\u00e2ne qui entoure et soutient les cavit\u00e9s buccales et pharyngienne. Le squelette axial est constitu\u00e9 de la colonne vert\u00e9brale et des c\u00f4tes. Les os des membres et les ceintures sur lesquelles s\u2019articulent les membres constituent le squelette appendiculaire. 1. Le squelette c\u00e9phalique ou cr\u00e2nien Le cr\u00e2ne des mammif\u00e8res est form\u00e9 d&rsquo;un plus petit nombre d&rsquo;os que chez les autres vert\u00e9br\u00e9s, et le maxillaire sup\u00e9rieur est toujours intimement soud\u00e9 aux autres os du cr\u00e2ne, notamment au temporal. Le cr\u00e2ne des mammif\u00e8res est caract\u00e9ris\u00e9 par l&rsquo;absence d&rsquo;un os carr\u00e9 s\u00e9par\u00e9, l&rsquo;absence d&rsquo;un parasph\u00e9no\u00efde, et l&rsquo;existence de deux condyles occipitaux. Il est \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9 par une fusion de certains os en des complexes osseux, comme l\u2019occipitale de nombreux mammif\u00e8res (cheval, carnivores, Primates) qui r\u00e9sulte de la fusion autour du foramen magnum du basi-occipital, du supra-occipital et des deux lat\u00e9raux. Les mammif\u00e8res poss\u00e8dent un cr\u00e2ne bien d\u00e9velopp\u00e9 de type synapside ; une seule fosse temporale en arri\u00e8re de l\u2019orbite. Chez les mammif\u00e8res, les fosses orbitaires acqui\u00e8rent les parois osseuses les plus compl\u00e8tes, les fosses nasales atteignent le maximum de leur d\u00e9veloppement, la cavit\u00e9 buccale est le plus fortement organis\u00e9e comme instrument pr\u00e9henseur, et l\u2019appareil de l\u2019audition s\u2019enfoncent plus profond\u00e9ment dans les parois lat\u00e9rales du cr\u00e2ne. Le segment post\u00e9rieur du cr\u00e2ne, reli\u00e9 de la sorte \u00e0 la colonne vert\u00e9brale, est form\u00e9 chez l\u2019adulte par un unique os appel\u00e9 occipital, qui ressemble beaucoup \u00e0 une vert\u00e8bre rachidienne. La portion basilaire de l\u2019occipitale, se r\u00e9tr\u00e9cit ant\u00e9rieurement et s\u2019avance plus ou moins loin entre les portions lat\u00e9ro-inf\u00e9rieures du second segment cr\u00e2nien. Ce dernier se compose essentiellement des deux os pari\u00e9taux en dessus, des os temporaux et de leurs annexes sur les c\u00f4t\u00e9s, du sph\u00e9no\u00efde post\u00e9rieur et de ses d\u00e9pendances en dessous. Les pari\u00e9taux sont grands, se rencontrent sur la ligne m\u00e9diane avec une surface externe bomb\u00e9e. Lat\u00e9ralement, et au-dessous des pari\u00e9taux, le p\u00e9nulti\u00e8me segment cr\u00e2nien est constitu\u00e9 de chaque c\u00f4t\u00e9 par un groupe de quatre pi\u00e8ces principales qui se r\u00e9unissent entre elles de fa\u00e7on \u00e0 former un os en apparence unique, contenant les parties essentielles de l\u2019appareil auditif et d\u00e9sign\u00e9 sous le nom de temporale ; Ces pi\u00e8ces sont&nbsp;: le squamosal, le masto\u00efdien, le rocher, et le tympanique. La cavit\u00e9 tympanique, situ\u00e9e dans la pro fendeur du temporal, renferme une s\u00e9rie de petits osselets qui appartiennent \u00e0 l\u2019appareil auditif. Le squamosal est lame mince qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve presque verticalement pour aller s\u2019articuler avec le bord inf\u00e9rieur du pari\u00e9tal, et qui porte \u00e0 sa partie inf\u00e9rieure une apophyse dite zygomatique, ainsi qu\u2019une cavit\u00e9 destin\u00e9e \u00e0 l\u2019articulation de la m\u00e2choire inf\u00e9rieure. La portion lat\u00e9ro-inf\u00e9rieure et la portion basilaire de ce dernier segment cr\u00e2nien constituent avec les pi\u00e8ces adjacentes du segment frontale un os unique de forme tr\u00e8s complexe, sous le nom de sph\u00e9no\u00efde. Sa partie m\u00e9diane et basilaire, appel\u00e9e le corps du sph\u00e9no\u00efde, ressemble beaucoup au corps d\u2019une vert\u00e8bre ordinaire. La pi\u00e8ce basilaire du sph\u00e9no\u00efde porte, en dessus, deux paires de lames lat\u00e9rales appel\u00e9es ailes du sph\u00e9no\u00efde qui atteignent un d\u00e9veloppement consid\u00e9rable. Ces ailes du sph\u00e9no\u00efde s\u2019articulent avec les os pari\u00e9taux par leur bord sup\u00e9rieur et rejoignent les temporaux en arri\u00e8re pour compl\u00e9ter l\u2019anneau cr\u00e2nien. Le corps du sph\u00e9no\u00efde donne attache inf\u00e9rieurement \u00e0 une paire de pi\u00e8ces appel\u00e9es os pt\u00e9rygo\u00efdiens. Dans le segment cr\u00e2nien ant\u00e9rieure, la vo\u00fbte est form\u00e9e par les deux os frontaux qui sont tr\u00e8s similaires aux pari\u00e9taux, mais se confondent entre eux sur la ligne m\u00e9diane. En arri\u00e8re, ces os frontaux s\u2019articulent avec les pari\u00e9taux et avec le sph\u00e9no\u00efde&nbsp;; mais en avant du corps de celui-ci, il laisse un espace libre qui est rempli par l\u2019\u00e9thmo\u00efde. Les os de la face, associ\u00e9s \u00e0 ceux de la portion ant\u00e9rieure de la base du cr\u00e2ne, sont dispos\u00e9s de fa\u00e7on \u00e0 cloisonner plus ou moins compl\u00e8tement cinq fosses profondes, ouvertes par devant ou sur les c\u00f4t\u00e9s et plac\u00e9es \u00e0 trois \u00e9tages&nbsp;: \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieure, les deux fosses orbitaires&nbsp;; \u00e0 l\u2019\u00e9tage moyen, les deux fosses nasales&nbsp;; et \u00e0 l\u2019\u00e9tage inf\u00e9rieur la grande cavit\u00e9 buccale. Toutes ces cavit\u00e9s se communiquent entre elles. La m\u00e2choire sup\u00e9rieure est form\u00e9e par deux paires d\u2019os qui presque toujours se r\u00e9unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane et s\u00e9parent les fosses nasales de la cavit\u00e9 buccale. Les plus importantes sont les os maxillaires, qui sont pourvus en avant, chacun d\u2019une branche montante dont l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure s\u2019articule avec le bord facial de l\u2019os frontale. L\u2019espace compris entre ces deux branches montantes est occup\u00e9 sup\u00e9rieurement par les os nasaux. Inf\u00e9rieurement, cet espace est rempli par les deux os incisifs qui compl\u00e8tent en avant l\u2019arcade repr\u00e9sent\u00e9e par la m\u00e2choire sup\u00e9rieure, mais la portion moyenne de cette r\u00e9gion reste ouverte et constitue l\u2019entr\u00e9e des fosses nasales. En arri\u00e8re, les os maxillaires s\u2019articulent avec les os palatins, qui s\u2019unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane pour compl\u00e9ter la vo\u00fbte buccale, et s\u2019articulent d\u2019autre part avec les branches descendantes du sph\u00e9no\u00efde. La partie post\u00e9ro-externe des maxillaires s\u2019articule avec l\u2019os jugal, et celui-ci donne naissance \u00e0 une branche post\u00e9rieure qui s\u2019unit \u00e0 l\u2019apophyse zygomatique du temporale et forme avec elle l\u2019arcade zygomatique, au moyen de laquelle la m\u00e2choire s\u2019appuie sur la r\u00e9gion auriculaire du cr\u00e2ne. Chez les mammif\u00e8res, l\u2019articulation de la t\u00eate sur le rachis se fait au moyen d\u2019une paire de condyles occipitaux, qui sont situ\u00e9s lat\u00e9ralement sur le bord du grand trou occipital et qui sont re\u00e7u dans des cavit\u00e9s correspondantes de la premi\u00e8re vert\u00e8bre cervicale nomm\u00e9e atlas. La m\u00e2choire inf\u00e9rieure est articul\u00e9e directement avec le cr\u00e2ne, sans l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un os carr\u00e9 comme chez les l\u00e9pidosauriens, chez les batraciens, chez les crocodiliens ou chez les oiseaux. Elle est form\u00e9e de deux branches sym\u00e9triques qui se soudent plus ou moins intimement avec l&rsquo;\u00e2ge en avant (symphyse du menton), est g\u00e9n\u00e9ralement muni d&rsquo;une branche montante formant avec la branche horizontale un angle plus ou moins ouvert ; cette branche montante se termine par une t\u00eate articulaire (condyle), qui s&rsquo;adapte \u00e0 une cavit\u00e9 correspondante de l&rsquo;os temporal. En avant de l&rsquo;angle, au niveau de la derni\u00e8re molaire, se trouve l&rsquo;apophyse corono\u00efde qui donne attache au muscle mass\u00e9ter. La forme du cr\u00e2ne, toujours plus ou moins arrondi en arri\u00e8re, est d\u00e9termin\u00e9e par la dimension du cerveau qui fait bomber les pari\u00e9taux qui le recouvrent ; en m\u00eame temps, chez certains mammif\u00e8res (ex. carnivores, primates), la r\u00e9gion cr\u00e2nienne tend de plus en plus \u00e0 se superposer \u00e0 la r\u00e9gion faciale, form\u00e9e par les os qui entourent les cavit\u00e9s nasale et buccale. La mani\u00e8re dont les dents sont ins\u00e9r\u00e9es dans les m\u00e2choires des mammif\u00e8res est caract\u00e9ristique : chez les l\u00e9zards (larcertid\u00e9s) et chez les crocodiliens, la racine est log\u00e9e dans une simple goutti\u00e8re, tandis que chez les mammif\u00e8res chaque dent poss\u00e8de son alv\u00e9ole s\u00e9par\u00e9. En outre, bien que certains l\u00e9zards, pr\u00e9sentent une dentition r\u00e9ellement h\u00e9t\u00e9rodonte (incisives, canines, molaires), ces dents n&rsquo;ont jamais plusieurs racines ni plus de deux pointes \u00e0 la couronne. 2. Le squelette axial Celui-ci, comme chez les autres vert\u00e9br\u00e9s, est compos\u00e9 par : A. La colonne vert\u00e9brale. B. Les c\u00f4tes et le sternum. A. La colonne vert\u00e9brale La colonne vert\u00e9brale est divis\u00e9e en cinq r\u00e9gions. La colonne cervicale soutient le cou et la t\u00eate et se compose g\u00e9n\u00e9ralement de sept vert\u00e8bres. Les vert\u00e8bres thoraciques constituent la colonne vert\u00e9brale dans le haut du dos et les os des c\u00f4tes en sortent. Il y a entre 12 et 15 vert\u00e8bres thoraciques dans le squelette de mammif\u00e8re. Les vert\u00e8bres lombaires constituent le reste de la colonne vert\u00e9brale dans le bas du dos. Il y a normalement quatre \u00e0 sept vert\u00e8bres lombaires. Les vert\u00e8bres sacr\u00e9es, g\u00e9n\u00e9ralement de trois \u00e0 cinq os, sont les os qui soutiennent la ceinture pelvienne et sont souvent fusionn\u00e9s. Le dernier de la colonne vert\u00e9brale est les vert\u00e8bres caudales. Ces petits os constituent la queue et ne contiennent pas la moelle \u00e9pini\u00e8re. Les vert\u00e8bres sont r\u00e9unies par des disques cartilagineux \u00e9lastiques et non par des articulations comme chez les oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, de mani\u00e8re que les faces ant\u00e9rieures et post\u00e9rieurs des centres vert\u00e9braux sont planes ou un peu concaves. Les vert\u00e8bres du cou sont presque constamment au nombre de 7. La longueur du cou (girafe) est due \u00e0 l&rsquo;allongement des vert\u00e8bres et non au plus grand nombre de ces os comme chez les sauropsides. B. Les c\u00f4tes et le sternum. Les c\u00f4tes sont le plus souvent au nombre de 13. Le sternum est form\u00e9 non d&rsquo;un seul os comme chez les Oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, mais d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;os distincts aplatis, r\u00e9unis ou soud\u00e9s par du cartilage, qui se s\u00e9parent et se d\u00e9truisent m\u00eame partiellement lors de la fossilisation. 3. Le squelette appendiculaire Il est constitu\u00e9 du squelette des membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs. A. Les membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs Les membres des mammif\u00e8res ont le double r\u00f4le d&rsquo;assurer la marche et de supporter le corps qui ne s&rsquo;appuie plus sur le sol par l\u2019abdomen comme chez les crocodiles, tortues et l\u00e9zards ; ils sont \u00e9tablis sur le m\u00eame plan g\u00e9n\u00e9ral que ceux de tous les autres vert\u00e9br\u00e9s (membres chiridiens), avec quelques particularit\u00e9s que nous allons exposer bri\u00e8vement pour chaque esp\u00e8ce. Le membre ant\u00e9rieur est toujours form\u00e9 d&rsquo;un hum\u00e9rus, constituant le bras, d&rsquo;un radius et d&rsquo;une ulna ou cubitus (avant-bras), d&rsquo;un carpe (poignet) comprenant deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont le nombre est variable, d&rsquo;une main form\u00e9e par cinq m\u00e9tacarpiens qui se terminent par les doigts \u00e0 trois phalanges, sauf le pouce qui n&rsquo;en a que deux. Le membre post\u00e9rieur est form\u00e9 par le f\u00e9mur (cuisse), le tibia et la fibula ou p\u00e9ron\u00e9 (jambe) ; entre le f\u00e9mur et le tibia un os lenticulaire (rotule remplace l&rsquo;ol\u00e9crane ou extr\u00e9mit\u00e9 articulaire du cubitus (os correspondant du membre ant\u00e9rieur). Le tarse est form\u00e9 de deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont les plus d\u00e9velopp\u00e9s sont l&rsquo;astragale et le calcan\u00e9um ; il donne attache aux cinq m\u00e9tatarsiens et aux phalanges des orteils, dont le nombre et la disposition sont semblables \u00e0 ceux des doigts du membre ant\u00e9rieur. 4. Le squelette zonal Il correspond au squelette de A. la ceinture scapulaire et de B. la ceinture pelvienne. A. La ceinture scapulaire (ou pectorale) La ceinture scapulaire&nbsp;avec ses trois pi\u00e8ces, omoplate, clavicule et coraco\u00efde et qui donne attache au membre ant\u00e9rieur, n&rsquo;existe compl\u00e8te que chez les monotr\u00e8mes. Chez tous les autres mammif\u00e8res les coraco\u00efdes disparaissent et ne se pr\u00e9sentent plus que comme une simple apophyse de l\u2019omoplate ; la ceinture n&rsquo;est plus compos\u00e9e que de l&rsquo;omoplate et de la clavicule et souvent m\u00eame de l&rsquo;omoplate seule. Les clavicules sont bien d\u00e9velopp\u00e9es chez les mammif\u00e8res qui ex\u00e9cutent des mouvements complexes, c&rsquo;est-\u00e0-dire chez ceux qui grimpent, qui volent ou qui fouissent, parce que leurs membres ont naturellement besoin d&rsquo;\u00eatre solidement fix\u00e9s \u00e0 la colonne vert\u00e9brale. Il en est ainsi chez les chauves-souris (chiropt\u00e8res), les rongeurs, beaucoup de carnivores, les primates. Chez les mammif\u00e8res dont les membres n&rsquo;ex\u00e9cutent gu\u00e8re que des mouvements d&rsquo;oscillations analogues \u00e0 ceux du pendule, comme ceux qui se produisent dans la marche, la course et la natation, les clavicules disparaissent m\u00eame compl\u00e8tement. La ceinture ne comprend plus alors que les omoplates. C&rsquo;est ce qui se passe chez les ongul\u00e9s B. La ceinture pelvienne La ceinture pelvienne ou bassin donne attache aux membres post\u00e9rieurs. Elle est toujours ferm\u00e9e en avant et constitu\u00e9e de deux moiti\u00e9s sym\u00e9triques ; les trois pi\u00e8ces de chaque moiti\u00e9 (ilion, pubis et ischion) sont toujours intimement soud\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 former un seul os tr\u00e8s solide, l&rsquo;iliaque, capable de supporter la partie mobile du membre. Chez les marsupiaux (comme le koala) le bassin porte \u00e0 sa partie ant\u00e9rieure deux longs prolongements fix\u00e9s sur les pubis, les os marsupiaux, qui se dirigent obliquement en avant et soutiennent la poche marsupiale dans laquelle les petits passent la premi\u00e8re partie de leur existence, suspendus aux mamelles de la m\u00e8re. Ils existent aussi chez les m\u00e2les, qui sont cependant d\u00e9pourvus de poche marsupiale. Sources&nbsp;: Jean-Pierre Gasc. Histoire naturelle de la t\u00eate : le\u00e7on d&rsquo;anatomie compar\u00e9e. Edit\u00e9 par Vuibert. Paris, 2004. 165 p. Robert Barone. Anatomie compar\u00e9e des mammif\u00e8res domestiques &#8211; Tome 1, Ost\u00e9ologie 5e \u00c9dition. 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Le squelette c\u00e9phalique est constitu\u00e9 d\u2019un neurocr\u00e2ne qui prot\u00e8ge l\u2019enc\u00e9phale et les organes sensorielles et un splanchnocr\u00e2ne qui entoure et soutient les cavit\u00e9s buccales et pharyngienne. Le squelette axial est constitu\u00e9 de la colonne vert\u00e9brale et des c\u00f4tes. Les os des membres et les ceintures sur lesquelles s\u2019articulent les membres constituent le squelette appendiculaire. 1. Le squelette c\u00e9phalique ou cr\u00e2nien Le cr\u00e2ne des mammif\u00e8res est form\u00e9 d&rsquo;un plus petit nombre d&rsquo;os que chez les autres vert\u00e9br\u00e9s, et le maxillaire sup\u00e9rieur est toujours intimement soud\u00e9 aux autres os du cr\u00e2ne, notamment au temporal. Le cr\u00e2ne des mammif\u00e8res est caract\u00e9ris\u00e9 par l&rsquo;absence d&rsquo;un os carr\u00e9 s\u00e9par\u00e9, l&rsquo;absence d&rsquo;un parasph\u00e9no\u00efde, et l&rsquo;existence de deux condyles occipitaux. Il est \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9 par une fusion de certains os en des complexes osseux, comme l\u2019occipitale de nombreux mammif\u00e8res (cheval, carnivores, Primates) qui r\u00e9sulte de la fusion autour du foramen magnum du basi-occipital, du supra-occipital et des deux lat\u00e9raux. Les mammif\u00e8res poss\u00e8dent un cr\u00e2ne bien d\u00e9velopp\u00e9 de type synapside ; une seule fosse temporale en arri\u00e8re de l\u2019orbite. Chez les mammif\u00e8res, les fosses orbitaires acqui\u00e8rent les parois osseuses les plus compl\u00e8tes, les fosses nasales atteignent le maximum de leur d\u00e9veloppement, la cavit\u00e9 buccale est le plus fortement organis\u00e9e comme instrument pr\u00e9henseur, et l\u2019appareil de l\u2019audition s\u2019enfoncent plus profond\u00e9ment dans les parois lat\u00e9rales du cr\u00e2ne. Le segment post\u00e9rieur du cr\u00e2ne, reli\u00e9 de la sorte \u00e0 la colonne vert\u00e9brale, est form\u00e9 chez l\u2019adulte par un unique os appel\u00e9 occipital, qui ressemble beaucoup \u00e0 une vert\u00e8bre rachidienne. La portion basilaire de l\u2019occipitale, se r\u00e9tr\u00e9cit ant\u00e9rieurement et s\u2019avance plus ou moins loin entre les portions lat\u00e9ro-inf\u00e9rieures du second segment cr\u00e2nien. Ce dernier se compose essentiellement des deux os pari\u00e9taux en dessus, des os temporaux et de leurs annexes sur les c\u00f4t\u00e9s, du sph\u00e9no\u00efde post\u00e9rieur et de ses d\u00e9pendances en dessous. Les pari\u00e9taux sont grands, se rencontrent sur la ligne m\u00e9diane avec une surface externe bomb\u00e9e. Lat\u00e9ralement, et au-dessous des pari\u00e9taux, le p\u00e9nulti\u00e8me segment cr\u00e2nien est constitu\u00e9 de chaque c\u00f4t\u00e9 par un groupe de quatre pi\u00e8ces principales qui se r\u00e9unissent entre elles de fa\u00e7on \u00e0 former un os en apparence unique, contenant les parties essentielles de l\u2019appareil auditif et d\u00e9sign\u00e9 sous le nom de temporale ; Ces pi\u00e8ces sont&nbsp;: le squamosal, le masto\u00efdien, le rocher, et le tympanique. La cavit\u00e9 tympanique, situ\u00e9e dans la pro fendeur du temporal, renferme une s\u00e9rie de petits osselets qui appartiennent \u00e0 l\u2019appareil auditif. Le squamosal est lame mince qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve presque verticalement pour aller s\u2019articuler avec le bord inf\u00e9rieur du pari\u00e9tal, et qui porte \u00e0 sa partie inf\u00e9rieure une apophyse dite zygomatique, ainsi qu\u2019une cavit\u00e9 destin\u00e9e \u00e0 l\u2019articulation de la m\u00e2choire inf\u00e9rieure. La portion lat\u00e9ro-inf\u00e9rieure et la portion basilaire de ce dernier segment cr\u00e2nien constituent avec les pi\u00e8ces adjacentes du segment frontale un os unique de forme tr\u00e8s complexe, sous le nom de sph\u00e9no\u00efde. Sa partie m\u00e9diane et basilaire, appel\u00e9e le corps du sph\u00e9no\u00efde, ressemble beaucoup au corps d\u2019une vert\u00e8bre ordinaire. La pi\u00e8ce basilaire du sph\u00e9no\u00efde porte, en dessus, deux paires de lames lat\u00e9rales appel\u00e9es ailes du sph\u00e9no\u00efde qui atteignent un d\u00e9veloppement consid\u00e9rable. Ces ailes du sph\u00e9no\u00efde s\u2019articulent avec les os pari\u00e9taux par leur bord sup\u00e9rieur et rejoignent les temporaux en arri\u00e8re pour compl\u00e9ter l\u2019anneau cr\u00e2nien. Le corps du sph\u00e9no\u00efde donne attache inf\u00e9rieurement \u00e0 une paire de pi\u00e8ces appel\u00e9es os pt\u00e9rygo\u00efdiens. Dans le segment cr\u00e2nien ant\u00e9rieure, la vo\u00fbte est form\u00e9e par les deux os frontaux qui sont tr\u00e8s similaires aux pari\u00e9taux, mais se confondent entre eux sur la ligne m\u00e9diane. En arri\u00e8re, ces os frontaux s\u2019articulent avec les pari\u00e9taux et avec le sph\u00e9no\u00efde&nbsp;; mais en avant du corps de celui-ci, il laisse un espace libre qui est rempli par l\u2019\u00e9thmo\u00efde. Les os de la face, associ\u00e9s \u00e0 ceux de la portion ant\u00e9rieure de la base du cr\u00e2ne, sont dispos\u00e9s de fa\u00e7on \u00e0 cloisonner plus ou moins compl\u00e8tement cinq fosses profondes, ouvertes par devant ou sur les c\u00f4t\u00e9s et plac\u00e9es \u00e0 trois \u00e9tages&nbsp;: \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieure, les deux fosses orbitaires&nbsp;; \u00e0 l\u2019\u00e9tage moyen, les deux fosses nasales&nbsp;; et \u00e0 l\u2019\u00e9tage inf\u00e9rieur la grande cavit\u00e9 buccale. Toutes ces cavit\u00e9s se communiquent entre elles. La m\u00e2choire sup\u00e9rieure est form\u00e9e par deux paires d\u2019os qui presque toujours se r\u00e9unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane et s\u00e9parent les fosses nasales de la cavit\u00e9 buccale. Les plus importantes sont les os maxillaires, qui sont pourvus en avant, chacun d\u2019une branche montante dont l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure s\u2019articule avec le bord facial de l\u2019os frontale. L\u2019espace compris entre ces deux branches montantes est occup\u00e9 sup\u00e9rieurement par les os nasaux. Inf\u00e9rieurement, cet espace est rempli par les deux os incisifs qui compl\u00e8tent en avant l\u2019arcade repr\u00e9sent\u00e9e par la m\u00e2choire sup\u00e9rieure, mais la portion moyenne de cette r\u00e9gion reste ouverte et constitue l\u2019entr\u00e9e des fosses nasales. En arri\u00e8re, les os maxillaires s\u2019articulent avec les os palatins, qui s\u2019unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane pour compl\u00e9ter la vo\u00fbte buccale, et s\u2019articulent d\u2019autre part avec les branches descendantes du sph\u00e9no\u00efde. La partie post\u00e9ro-externe des maxillaires s\u2019articule avec l\u2019os jugal, et celui-ci donne naissance \u00e0 une branche post\u00e9rieure qui s\u2019unit \u00e0 l\u2019apophyse zygomatique du temporale et forme avec elle l\u2019arcade zygomatique, au moyen de laquelle la m\u00e2choire s\u2019appuie sur la r\u00e9gion auriculaire du cr\u00e2ne. Chez les mammif\u00e8res, l\u2019articulation de la t\u00eate sur le rachis se fait au moyen d\u2019une paire de condyles occipitaux, qui sont situ\u00e9s lat\u00e9ralement sur le bord du grand trou occipital et qui sont re\u00e7u dans des cavit\u00e9s correspondantes de la premi\u00e8re vert\u00e8bre cervicale nomm\u00e9e atlas. La m\u00e2choire inf\u00e9rieure est articul\u00e9e directement avec le cr\u00e2ne, sans l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un os carr\u00e9 comme chez les l\u00e9pidosauriens, chez les batraciens, chez les crocodiliens ou chez les oiseaux. Elle est form\u00e9e de deux branches sym\u00e9triques qui se soudent plus ou moins intimement avec l&rsquo;\u00e2ge en avant (symphyse du menton), est g\u00e9n\u00e9ralement muni d&rsquo;une branche montante formant avec la branche horizontale un angle plus ou moins ouvert ; cette branche montante se termine par une t\u00eate articulaire (condyle), qui s&rsquo;adapte \u00e0 une cavit\u00e9 correspondante de l&rsquo;os temporal. En avant de l&rsquo;angle, au niveau de la derni\u00e8re molaire, se trouve l&rsquo;apophyse corono\u00efde qui donne attache au muscle mass\u00e9ter. La forme du cr\u00e2ne, toujours plus ou moins arrondi en arri\u00e8re, est d\u00e9termin\u00e9e par la dimension du cerveau qui fait bomber les pari\u00e9taux qui le recouvrent ; en m\u00eame temps, chez certains mammif\u00e8res (ex. carnivores, primates), la r\u00e9gion cr\u00e2nienne tend de plus en plus \u00e0 se superposer \u00e0 la r\u00e9gion faciale, form\u00e9e par les os qui entourent les cavit\u00e9s nasale et buccale. La mani\u00e8re dont les dents sont ins\u00e9r\u00e9es dans les m\u00e2choires des mammif\u00e8res est caract\u00e9ristique : chez les l\u00e9zards (larcertid\u00e9s) et chez les crocodiliens, la racine est log\u00e9e dans une simple goutti\u00e8re, tandis que chez les mammif\u00e8res chaque dent poss\u00e8de son alv\u00e9ole s\u00e9par\u00e9. En outre, bien que certains l\u00e9zards, pr\u00e9sentent une dentition r\u00e9ellement h\u00e9t\u00e9rodonte (incisives, canines, molaires), ces dents n&rsquo;ont jamais plusieurs racines ni plus de deux pointes \u00e0 la couronne. 2. Le squelette axial Celui-ci, comme chez les autres vert\u00e9br\u00e9s, est compos\u00e9 par : A. La colonne vert\u00e9brale. B. Les c\u00f4tes et le sternum. A. La colonne vert\u00e9brale La colonne vert\u00e9brale est divis\u00e9e en cinq r\u00e9gions. La colonne cervicale soutient le cou et la t\u00eate et se compose g\u00e9n\u00e9ralement de sept vert\u00e8bres. Les vert\u00e8bres thoraciques constituent la colonne vert\u00e9brale dans le haut du dos et les os des c\u00f4tes en sortent. Il y a entre 12 et 15 vert\u00e8bres thoraciques dans le squelette de mammif\u00e8re. Les vert\u00e8bres lombaires constituent le reste de la colonne vert\u00e9brale dans le bas du dos. Il y a normalement quatre \u00e0 sept vert\u00e8bres lombaires. Les vert\u00e8bres sacr\u00e9es, g\u00e9n\u00e9ralement de trois \u00e0 cinq os, sont les os qui soutiennent la ceinture pelvienne et sont souvent fusionn\u00e9s. Le dernier de la colonne vert\u00e9brale est les vert\u00e8bres caudales. Ces petits os constituent la queue et ne contiennent pas la moelle \u00e9pini\u00e8re. Les vert\u00e8bres sont r\u00e9unies par des disques cartilagineux \u00e9lastiques et non par des articulations comme chez les oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, de mani\u00e8re que les faces ant\u00e9rieures et post\u00e9rieurs des centres vert\u00e9braux sont planes ou un peu concaves. Les vert\u00e8bres du cou sont presque constamment au nombre de 7. La longueur du cou (girafe) est due \u00e0 l&rsquo;allongement des vert\u00e8bres et non au plus grand nombre de ces os comme chez les sauropsides. B. Les c\u00f4tes et le sternum. Les c\u00f4tes sont le plus souvent au nombre de 13. Le sternum est form\u00e9 non d&rsquo;un seul os comme chez les Oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, mais d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;os distincts aplatis, r\u00e9unis ou soud\u00e9s par du cartilage, qui se s\u00e9parent et se d\u00e9truisent m\u00eame partiellement lors de la fossilisation. 3. Le squelette appendiculaire Il est constitu\u00e9 du squelette des membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs. A. Les membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs Les membres des mammif\u00e8res ont le double r\u00f4le d&rsquo;assurer la marche et de supporter le corps qui ne s&rsquo;appuie plus sur le sol par l\u2019abdomen comme chez les crocodiles, tortues et l\u00e9zards ; ils sont \u00e9tablis sur le m\u00eame plan g\u00e9n\u00e9ral que ceux de tous les autres vert\u00e9br\u00e9s (membres chiridiens), avec quelques particularit\u00e9s que nous allons exposer bri\u00e8vement pour chaque esp\u00e8ce. Le membre ant\u00e9rieur est toujours form\u00e9 d&rsquo;un hum\u00e9rus, constituant le bras, d&rsquo;un radius et d&rsquo;une ulna ou cubitus (avant-bras), d&rsquo;un carpe (poignet) comprenant deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont le nombre est variable, d&rsquo;une main form\u00e9e par cinq m\u00e9tacarpiens qui se terminent par les doigts \u00e0 trois phalanges, sauf le pouce qui n&rsquo;en a que deux. Le membre post\u00e9rieur est form\u00e9 par le f\u00e9mur (cuisse), le tibia et la fibula ou p\u00e9ron\u00e9 (jambe) ; entre le f\u00e9mur et le tibia un os lenticulaire (rotule remplace l&rsquo;ol\u00e9crane ou extr\u00e9mit\u00e9 articulaire du cubitus (os correspondant du membre ant\u00e9rieur). Le tarse est form\u00e9 de deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont les plus d\u00e9velopp\u00e9s sont l&rsquo;astragale et le calcan\u00e9um ; il donne attache aux cinq m\u00e9tatarsiens et aux phalanges des orteils, dont le nombre et la disposition sont semblables \u00e0 ceux des doigts du membre ant\u00e9rieur. 4. Le squelette zonal Il correspond au squelette de A. la ceinture scapulaire et de B. la ceinture pelvienne. A. La ceinture scapulaire (ou pectorale) La ceinture scapulaire&nbsp;avec ses trois pi\u00e8ces, omoplate, clavicule et coraco\u00efde et qui donne attache au membre ant\u00e9rieur, n&rsquo;existe compl\u00e8te que chez les monotr\u00e8mes. Chez tous les autres mammif\u00e8res les coraco\u00efdes disparaissent et ne se pr\u00e9sentent plus que comme une simple apophyse de l\u2019omoplate ; la ceinture n&rsquo;est plus compos\u00e9e que de l&rsquo;omoplate et de la clavicule et souvent m\u00eame de l&rsquo;omoplate seule. Les clavicules sont bien d\u00e9velopp\u00e9es chez les mammif\u00e8res qui ex\u00e9cutent des mouvements complexes, c&rsquo;est-\u00e0-dire chez ceux qui grimpent, qui volent ou qui fouissent, parce que leurs membres ont naturellement besoin d&rsquo;\u00eatre solidement fix\u00e9s \u00e0 la colonne vert\u00e9brale. Il en est ainsi chez les chauves-souris (chiropt\u00e8res), les rongeurs, beaucoup de carnivores, les primates. Chez les mammif\u00e8res dont les membres n&rsquo;ex\u00e9cutent gu\u00e8re que des mouvements d&rsquo;oscillations analogues \u00e0 ceux du pendule, comme ceux qui se produisent dans la marche, la course et la natation, les clavicules disparaissent m\u00eame compl\u00e8tement. La ceinture ne comprend plus alors que les omoplates. C&rsquo;est ce qui se passe chez les ongul\u00e9s B. La ceinture pelvienne La ceinture pelvienne ou bassin donne attache aux membres post\u00e9rieurs. Elle est toujours ferm\u00e9e en avant et constitu\u00e9e de deux moiti\u00e9s sym\u00e9triques ; les trois pi\u00e8ces de chaque moiti\u00e9 (ilion, pubis et ischion) sont toujours intimement soud\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 former un seul os tr\u00e8s solide, l&rsquo;iliaque, capable de supporter la partie mobile du membre. Chez les marsupiaux (comme le koala) le bassin porte \u00e0 sa partie ant\u00e9rieure deux longs prolongements fix\u00e9s sur les pubis, les os marsupiaux, qui se dirigent obliquement en avant et soutiennent la poche marsupiale dans laquelle les petits passent la premi\u00e8re partie de leur existence, suspendus aux mamelles de la m\u00e8re. Ils existent aussi chez les m\u00e2les, qui sont cependant d\u00e9pourvus de poche marsupiale. Sources&nbsp;: Jean-Pierre Gasc. Histoire naturelle de la t\u00eate : le\u00e7on d&rsquo;anatomie compar\u00e9e. Edit\u00e9 par Vuibert. Paris, 2004. 165 p. Robert Barone. Anatomie compar\u00e9e des mammif\u00e8res domestiques &#8211; Tome 1, Ost\u00e9ologie 5e \u00c9dition. Edit\u00e9 par BARONE, 2020. 762 P.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Animalia\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2022-05-12T13:01:29+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/10\/cheval_crane.png\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1920\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1080\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/png\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"11 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/\",\"url\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/\",\"name\":\"Mammif\u00e8res - Animalia\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/#website\"},\"datePublished\":\"2022-03-29T09:10:27+00:00\",\"dateModified\":\"2022-05-12T13:01:29+00:00\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Mammif\u00e8res\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/#website\",\"url\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/\",\"name\":\"Animalia\",\"description\":\"Projet Animalia - Universit\u00e9 de Tours\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Mammif\u00e8res - Animalia","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/animalia.univ-tours.fr\/mammiferes\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Mammif\u00e8res - Animalia","og_description":"Le syst\u00e8me squelettique des mammif\u00e8res est divis\u00e9 en 3 parties&nbsp;; c\u00e9phalique, axiale et appendiculaire. 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Il est \u00e9galement caract\u00e9ris\u00e9 par une fusion de certains os en des complexes osseux, comme l\u2019occipitale de nombreux mammif\u00e8res (cheval, carnivores, Primates) qui r\u00e9sulte de la fusion autour du foramen magnum du basi-occipital, du supra-occipital et des deux lat\u00e9raux. Les mammif\u00e8res poss\u00e8dent un cr\u00e2ne bien d\u00e9velopp\u00e9 de type synapside ; une seule fosse temporale en arri\u00e8re de l\u2019orbite. Chez les mammif\u00e8res, les fosses orbitaires acqui\u00e8rent les parois osseuses les plus compl\u00e8tes, les fosses nasales atteignent le maximum de leur d\u00e9veloppement, la cavit\u00e9 buccale est le plus fortement organis\u00e9e comme instrument pr\u00e9henseur, et l\u2019appareil de l\u2019audition s\u2019enfoncent plus profond\u00e9ment dans les parois lat\u00e9rales du cr\u00e2ne. Le segment post\u00e9rieur du cr\u00e2ne, reli\u00e9 de la sorte \u00e0 la colonne vert\u00e9brale, est form\u00e9 chez l\u2019adulte par un unique os appel\u00e9 occipital, qui ressemble beaucoup \u00e0 une vert\u00e8bre rachidienne. La portion basilaire de l\u2019occipitale, se r\u00e9tr\u00e9cit ant\u00e9rieurement et s\u2019avance plus ou moins loin entre les portions lat\u00e9ro-inf\u00e9rieures du second segment cr\u00e2nien. Ce dernier se compose essentiellement des deux os pari\u00e9taux en dessus, des os temporaux et de leurs annexes sur les c\u00f4t\u00e9s, du sph\u00e9no\u00efde post\u00e9rieur et de ses d\u00e9pendances en dessous. Les pari\u00e9taux sont grands, se rencontrent sur la ligne m\u00e9diane avec une surface externe bomb\u00e9e. Lat\u00e9ralement, et au-dessous des pari\u00e9taux, le p\u00e9nulti\u00e8me segment cr\u00e2nien est constitu\u00e9 de chaque c\u00f4t\u00e9 par un groupe de quatre pi\u00e8ces principales qui se r\u00e9unissent entre elles de fa\u00e7on \u00e0 former un os en apparence unique, contenant les parties essentielles de l\u2019appareil auditif et d\u00e9sign\u00e9 sous le nom de temporale ; Ces pi\u00e8ces sont&nbsp;: le squamosal, le masto\u00efdien, le rocher, et le tympanique. La cavit\u00e9 tympanique, situ\u00e9e dans la pro fendeur du temporal, renferme une s\u00e9rie de petits osselets qui appartiennent \u00e0 l\u2019appareil auditif. Le squamosal est lame mince qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve presque verticalement pour aller s\u2019articuler avec le bord inf\u00e9rieur du pari\u00e9tal, et qui porte \u00e0 sa partie inf\u00e9rieure une apophyse dite zygomatique, ainsi qu\u2019une cavit\u00e9 destin\u00e9e \u00e0 l\u2019articulation de la m\u00e2choire inf\u00e9rieure. La portion lat\u00e9ro-inf\u00e9rieure et la portion basilaire de ce dernier segment cr\u00e2nien constituent avec les pi\u00e8ces adjacentes du segment frontale un os unique de forme tr\u00e8s complexe, sous le nom de sph\u00e9no\u00efde. Sa partie m\u00e9diane et basilaire, appel\u00e9e le corps du sph\u00e9no\u00efde, ressemble beaucoup au corps d\u2019une vert\u00e8bre ordinaire. La pi\u00e8ce basilaire du sph\u00e9no\u00efde porte, en dessus, deux paires de lames lat\u00e9rales appel\u00e9es ailes du sph\u00e9no\u00efde qui atteignent un d\u00e9veloppement consid\u00e9rable. Ces ailes du sph\u00e9no\u00efde s\u2019articulent avec les os pari\u00e9taux par leur bord sup\u00e9rieur et rejoignent les temporaux en arri\u00e8re pour compl\u00e9ter l\u2019anneau cr\u00e2nien. Le corps du sph\u00e9no\u00efde donne attache inf\u00e9rieurement \u00e0 une paire de pi\u00e8ces appel\u00e9es os pt\u00e9rygo\u00efdiens. Dans le segment cr\u00e2nien ant\u00e9rieure, la vo\u00fbte est form\u00e9e par les deux os frontaux qui sont tr\u00e8s similaires aux pari\u00e9taux, mais se confondent entre eux sur la ligne m\u00e9diane. En arri\u00e8re, ces os frontaux s\u2019articulent avec les pari\u00e9taux et avec le sph\u00e9no\u00efde&nbsp;; mais en avant du corps de celui-ci, il laisse un espace libre qui est rempli par l\u2019\u00e9thmo\u00efde. Les os de la face, associ\u00e9s \u00e0 ceux de la portion ant\u00e9rieure de la base du cr\u00e2ne, sont dispos\u00e9s de fa\u00e7on \u00e0 cloisonner plus ou moins compl\u00e8tement cinq fosses profondes, ouvertes par devant ou sur les c\u00f4t\u00e9s et plac\u00e9es \u00e0 trois \u00e9tages&nbsp;: \u00e0 l\u2019\u00e9tage sup\u00e9rieure, les deux fosses orbitaires&nbsp;; \u00e0 l\u2019\u00e9tage moyen, les deux fosses nasales&nbsp;; et \u00e0 l\u2019\u00e9tage inf\u00e9rieur la grande cavit\u00e9 buccale. Toutes ces cavit\u00e9s se communiquent entre elles. La m\u00e2choire sup\u00e9rieure est form\u00e9e par deux paires d\u2019os qui presque toujours se r\u00e9unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane et s\u00e9parent les fosses nasales de la cavit\u00e9 buccale. Les plus importantes sont les os maxillaires, qui sont pourvus en avant, chacun d\u2019une branche montante dont l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sup\u00e9rieure s\u2019articule avec le bord facial de l\u2019os frontale. L\u2019espace compris entre ces deux branches montantes est occup\u00e9 sup\u00e9rieurement par les os nasaux. Inf\u00e9rieurement, cet espace est rempli par les deux os incisifs qui compl\u00e8tent en avant l\u2019arcade repr\u00e9sent\u00e9e par la m\u00e2choire sup\u00e9rieure, mais la portion moyenne de cette r\u00e9gion reste ouverte et constitue l\u2019entr\u00e9e des fosses nasales. En arri\u00e8re, les os maxillaires s\u2019articulent avec les os palatins, qui s\u2019unissent entre eux sur la ligne m\u00e9diane pour compl\u00e9ter la vo\u00fbte buccale, et s\u2019articulent d\u2019autre part avec les branches descendantes du sph\u00e9no\u00efde. La partie post\u00e9ro-externe des maxillaires s\u2019articule avec l\u2019os jugal, et celui-ci donne naissance \u00e0 une branche post\u00e9rieure qui s\u2019unit \u00e0 l\u2019apophyse zygomatique du temporale et forme avec elle l\u2019arcade zygomatique, au moyen de laquelle la m\u00e2choire s\u2019appuie sur la r\u00e9gion auriculaire du cr\u00e2ne. Chez les mammif\u00e8res, l\u2019articulation de la t\u00eate sur le rachis se fait au moyen d\u2019une paire de condyles occipitaux, qui sont situ\u00e9s lat\u00e9ralement sur le bord du grand trou occipital et qui sont re\u00e7u dans des cavit\u00e9s correspondantes de la premi\u00e8re vert\u00e8bre cervicale nomm\u00e9e atlas. La m\u00e2choire inf\u00e9rieure est articul\u00e9e directement avec le cr\u00e2ne, sans l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un os carr\u00e9 comme chez les l\u00e9pidosauriens, chez les batraciens, chez les crocodiliens ou chez les oiseaux. Elle est form\u00e9e de deux branches sym\u00e9triques qui se soudent plus ou moins intimement avec l&rsquo;\u00e2ge en avant (symphyse du menton), est g\u00e9n\u00e9ralement muni d&rsquo;une branche montante formant avec la branche horizontale un angle plus ou moins ouvert ; cette branche montante se termine par une t\u00eate articulaire (condyle), qui s&rsquo;adapte \u00e0 une cavit\u00e9 correspondante de l&rsquo;os temporal. En avant de l&rsquo;angle, au niveau de la derni\u00e8re molaire, se trouve l&rsquo;apophyse corono\u00efde qui donne attache au muscle mass\u00e9ter. La forme du cr\u00e2ne, toujours plus ou moins arrondi en arri\u00e8re, est d\u00e9termin\u00e9e par la dimension du cerveau qui fait bomber les pari\u00e9taux qui le recouvrent ; en m\u00eame temps, chez certains mammif\u00e8res (ex. carnivores, primates), la r\u00e9gion cr\u00e2nienne tend de plus en plus \u00e0 se superposer \u00e0 la r\u00e9gion faciale, form\u00e9e par les os qui entourent les cavit\u00e9s nasale et buccale. La mani\u00e8re dont les dents sont ins\u00e9r\u00e9es dans les m\u00e2choires des mammif\u00e8res est caract\u00e9ristique : chez les l\u00e9zards (larcertid\u00e9s) et chez les crocodiliens, la racine est log\u00e9e dans une simple goutti\u00e8re, tandis que chez les mammif\u00e8res chaque dent poss\u00e8de son alv\u00e9ole s\u00e9par\u00e9. En outre, bien que certains l\u00e9zards, pr\u00e9sentent une dentition r\u00e9ellement h\u00e9t\u00e9rodonte (incisives, canines, molaires), ces dents n&rsquo;ont jamais plusieurs racines ni plus de deux pointes \u00e0 la couronne. 2. Le squelette axial Celui-ci, comme chez les autres vert\u00e9br\u00e9s, est compos\u00e9 par : A. La colonne vert\u00e9brale. B. Les c\u00f4tes et le sternum. A. La colonne vert\u00e9brale La colonne vert\u00e9brale est divis\u00e9e en cinq r\u00e9gions. La colonne cervicale soutient le cou et la t\u00eate et se compose g\u00e9n\u00e9ralement de sept vert\u00e8bres. Les vert\u00e8bres thoraciques constituent la colonne vert\u00e9brale dans le haut du dos et les os des c\u00f4tes en sortent. Il y a entre 12 et 15 vert\u00e8bres thoraciques dans le squelette de mammif\u00e8re. Les vert\u00e8bres lombaires constituent le reste de la colonne vert\u00e9brale dans le bas du dos. Il y a normalement quatre \u00e0 sept vert\u00e8bres lombaires. Les vert\u00e8bres sacr\u00e9es, g\u00e9n\u00e9ralement de trois \u00e0 cinq os, sont les os qui soutiennent la ceinture pelvienne et sont souvent fusionn\u00e9s. Le dernier de la colonne vert\u00e9brale est les vert\u00e8bres caudales. Ces petits os constituent la queue et ne contiennent pas la moelle \u00e9pini\u00e8re. Les vert\u00e8bres sont r\u00e9unies par des disques cartilagineux \u00e9lastiques et non par des articulations comme chez les oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, de mani\u00e8re que les faces ant\u00e9rieures et post\u00e9rieurs des centres vert\u00e9braux sont planes ou un peu concaves. Les vert\u00e8bres du cou sont presque constamment au nombre de 7. La longueur du cou (girafe) est due \u00e0 l&rsquo;allongement des vert\u00e8bres et non au plus grand nombre de ces os comme chez les sauropsides. B. Les c\u00f4tes et le sternum. Les c\u00f4tes sont le plus souvent au nombre de 13. Le sternum est form\u00e9 non d&rsquo;un seul os comme chez les Oiseaux, les l\u00e9zards et les crocodiliens, mais d&rsquo;une s\u00e9rie d&rsquo;os distincts aplatis, r\u00e9unis ou soud\u00e9s par du cartilage, qui se s\u00e9parent et se d\u00e9truisent m\u00eame partiellement lors de la fossilisation. 3. Le squelette appendiculaire Il est constitu\u00e9 du squelette des membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs. A. Les membres ant\u00e9rieurs et post\u00e9rieurs Les membres des mammif\u00e8res ont le double r\u00f4le d&rsquo;assurer la marche et de supporter le corps qui ne s&rsquo;appuie plus sur le sol par l\u2019abdomen comme chez les crocodiles, tortues et l\u00e9zards ; ils sont \u00e9tablis sur le m\u00eame plan g\u00e9n\u00e9ral que ceux de tous les autres vert\u00e9br\u00e9s (membres chiridiens), avec quelques particularit\u00e9s que nous allons exposer bri\u00e8vement pour chaque esp\u00e8ce. Le membre ant\u00e9rieur est toujours form\u00e9 d&rsquo;un hum\u00e9rus, constituant le bras, d&rsquo;un radius et d&rsquo;une ulna ou cubitus (avant-bras), d&rsquo;un carpe (poignet) comprenant deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont le nombre est variable, d&rsquo;une main form\u00e9e par cinq m\u00e9tacarpiens qui se terminent par les doigts \u00e0 trois phalanges, sauf le pouce qui n&rsquo;en a que deux. Le membre post\u00e9rieur est form\u00e9 par le f\u00e9mur (cuisse), le tibia et la fibula ou p\u00e9ron\u00e9 (jambe) ; entre le f\u00e9mur et le tibia un os lenticulaire (rotule remplace l&rsquo;ol\u00e9crane ou extr\u00e9mit\u00e9 articulaire du cubitus (os correspondant du membre ant\u00e9rieur). Le tarse est form\u00e9 de deux rang\u00e9es d&rsquo;os courts dont les plus d\u00e9velopp\u00e9s sont l&rsquo;astragale et le calcan\u00e9um ; il donne attache aux cinq m\u00e9tatarsiens et aux phalanges des orteils, dont le nombre et la disposition sont semblables \u00e0 ceux des doigts du membre ant\u00e9rieur. 4. Le squelette zonal Il correspond au squelette de A. la ceinture scapulaire et de B. la ceinture pelvienne. A. La ceinture scapulaire (ou pectorale) La ceinture scapulaire&nbsp;avec ses trois pi\u00e8ces, omoplate, clavicule et coraco\u00efde et qui donne attache au membre ant\u00e9rieur, n&rsquo;existe compl\u00e8te que chez les monotr\u00e8mes. Chez tous les autres mammif\u00e8res les coraco\u00efdes disparaissent et ne se pr\u00e9sentent plus que comme une simple apophyse de l\u2019omoplate ; la ceinture n&rsquo;est plus compos\u00e9e que de l&rsquo;omoplate et de la clavicule et souvent m\u00eame de l&rsquo;omoplate seule. Les clavicules sont bien d\u00e9velopp\u00e9es chez les mammif\u00e8res qui ex\u00e9cutent des mouvements complexes, c&rsquo;est-\u00e0-dire chez ceux qui grimpent, qui volent ou qui fouissent, parce que leurs membres ont naturellement besoin d&rsquo;\u00eatre solidement fix\u00e9s \u00e0 la colonne vert\u00e9brale. Il en est ainsi chez les chauves-souris (chiropt\u00e8res), les rongeurs, beaucoup de carnivores, les primates. Chez les mammif\u00e8res dont les membres n&rsquo;ex\u00e9cutent gu\u00e8re que des mouvements d&rsquo;oscillations analogues \u00e0 ceux du pendule, comme ceux qui se produisent dans la marche, la course et la natation, les clavicules disparaissent m\u00eame compl\u00e8tement. La ceinture ne comprend plus alors que les omoplates. C&rsquo;est ce qui se passe chez les ongul\u00e9s B. La ceinture pelvienne La ceinture pelvienne ou bassin donne attache aux membres post\u00e9rieurs. Elle est toujours ferm\u00e9e en avant et constitu\u00e9e de deux moiti\u00e9s sym\u00e9triques ; les trois pi\u00e8ces de chaque moiti\u00e9 (ilion, pubis et ischion) sont toujours intimement soud\u00e9es de fa\u00e7on \u00e0 former un seul os tr\u00e8s solide, l&rsquo;iliaque, capable de supporter la partie mobile du membre. Chez les marsupiaux (comme le koala) le bassin porte \u00e0 sa partie ant\u00e9rieure deux longs prolongements fix\u00e9s sur les pubis, les os marsupiaux, qui se dirigent obliquement en avant et soutiennent la poche marsupiale dans laquelle les petits passent la premi\u00e8re partie de leur existence, suspendus aux mamelles de la m\u00e8re. Ils existent aussi chez les m\u00e2les, qui sont cependant d\u00e9pourvus de poche marsupiale. Sources&nbsp;: Jean-Pierre Gasc. Histoire naturelle de la t\u00eate : le\u00e7on d&rsquo;anatomie compar\u00e9e. Edit\u00e9 par Vuibert. Paris, 2004. 165 p. Robert Barone. Anatomie compar\u00e9e des mammif\u00e8res domestiques &#8211; Tome 1, Ost\u00e9ologie 5e \u00c9dition. 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